Lettre 17

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Titre

Date

1944-11-27

Scripto

Transcription

27 Novembre 1944

Ma chère mère,

Il s'est passé bien des choses depuis ma dernière lettre. Strasbourg libéré et après elle presque toute l'Alsace! C'est vraiment merveilleux et ceux qui sont entrés las-bas ont du passer des heures inoubliables si j'en juge par l’émotion extraordinaire que nous avons ressentie l'autre soir en entendant cette nouvelle à la T.S.F. Nous recevons ce soir une lettre de père du 18 novembre, très intéressante, naturellement, il semble faire un métier splendide et était d'après ce que nous avons compris déjà assez en avant à ce moment là. Ils ont beaucoup à faire et n'ont même presque pas le temps de se laver! (il arrive tout de même à se raser tous les deux jours). Ils accueillent constamment de garçons qui se sont cachés pendant longtemps pour échapper aux Allemands et l'un d'eux est resté mais dans un trou après s'être échappé de Schinweck. Des drapeaux tricolores sortent partout même des maisons en ruines! Je pense que maintenant il doit être à Strasbourg ou dans la XX regrarian XX n'arrive pas à réaliser de telles chases n'est-ce pas ? Hier nous avions pour le thé Mr. et Mmme Weyriech et lui se préparait à partir aujourd'hui ou demain pour Strasbourg où il était avant-guerre directeur du port autonome. Nous lui avons donné un mot pour les Diebalt avec les dernières nouvelle de XX lui XX que vous nous avez envoyées. Samedi nous avons goûté chez Jacques avec Cécile qui s'est très bien conduite. Je l'ai mise dans la voiture de poupée de Catherine et elle a dormi presque tout le temps. Ces messieurs ont régorganisé Rothau la blaquette, etc... et faisaient très grands XX patiaus XX quoique Robert, ne se prononce pas encore sur son retour ou non là-bas. Enfin nous nous sommes bien amusés et construisions toutes routes de Chateaux en Espagne (cela nous étonne

ville, mais le quartier de la Bolle, etc. a peu souffert. Lise Kiener a été blessée, il y a 60.000 réfugiés (?) dans ce qui resete de la ville, et bien peu à manger. D'après les nouvelles de ce soir, notre vallée semble enfin libérée. Saurons-nous bientôt dans quel état est ce pays ? Jacques voudrait y aller avec Yvette et moi, pour voir, dès que ce sera possible; je crois en effet que ce serait une bonne chose, mais peut-être difficile à réaliser. Je t'envoie mes plus affectueux baisers.

Robert

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“Lettre 17,” Archives familiales, consulté le 21 novembre 2019, http://archives.lutz.im/omeka/items/show/17.

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